La République démocratique du Congo fait face à une recrudescence alarmante de l'épidémie d'Ebola de souche Bundibugyo. Un mois après la déclaration officielle de l'épidémie, le 15 mai 2026, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) fait état de plus de 1 000 cas confirmés et de 267 décès, un bilan inédit pour cette souche sur le continent africain.

La province de l'Ituri demeure l'épicentre de la crise sanitaire. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'épidémie s'est également propagée à trois camps de personnes déplacées, où 25 cas ont été confirmés, dont 14 décès.

Malgré l'intensification des opérations de riposte, les équipes sanitaires sont confrontées à de nombreux obstacles, notamment l'insécurité persistante dans les zones de Masisi et Walikale, qui complique les interventions sur le terrain.

À cette situation s'ajoute une baisse importante des financements internationaux. Les contributions des États-Unis destinées à la lutte contre Ebola sont passées de 1,2 milliard de dollars en 2024 à seulement 67 millions de dollars fin 2025, fragilisant davantage les efforts de contrôle de l'épidémie.

Par ailleurs, un médecin de l'ONG ALIMA, récemment rentré d'une mission en RDC, a été testé positif au virus en France le 24 juin. Les autorités sanitaires françaises précisent toutefois que sa charge virale est faible et que le risque de transmission est considéré comme nul.

Face à cette situation préoccupante, les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux poursuivent leur mobilisation afin de contenir la propagation du virus et protéger les populations les plus exposées.

  Eunice GBADAMASSI

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